Jeudi 26 novembre 2009
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20:18
Viens ce soir, si tu veux, je t'ouvrirai ma porte
Et tu pourras goûter aux fruits de mon jardin :
Une pomme dorée, au parfum grenadin,
Exhalant sa senteur, enivre et réconforte.
Juste au bord du ruisseau, viens voir comment escorte
la noisette en son nid, le petit muscardin.
Viens ce soir, si tu veux, je t'ouvrirai ma porte
Et tu pourras goûter aux fruits de mon jardin.
Mais ne redoute pas qu'Astraéos colporte
Ce qu'il aura pu voir (c'est un vrai bernardin !)
Ou que le beau rat d'or s'en aille en Bavardin.
D'ailleurs, mon Coeur, ne crains excès d'aucune sorte ;
Viens ce soir, si tu veux, je t'ouvrirai ma porte.
Par Pierre Carré
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Jeudi 26 novembre 2009
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11:37
On se moque de ma bosse,
Vraiment ce n'est pas un cadeau,
Nez petit, tête trop grosse,
Paraît qu'en plus je suis lourdeau.
Vraiment ce n'est pas un cadeau
Que m'a fait la Carabosse.
Il est bien trop lourd ce fardeau,
A supporter, pour un gosse.
Nez petit, tête trop grosse,
Mes traits sont tirés au cordeau.
Que l'existence est atroce !
Pour me noyer vite un peu d'eau.
Paraît qu'en plus je suis lourdeau.
Par bonheur, je suis précoce :
Elle dit "Viens, Quasimodo,
Je m'en moque de ta bosse".
Par Pierre Carré
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Mardi 17 novembre 2009
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2009
11:22
Du vieux moulin du Val, il n'est plus que décombres
Dispersés dans le creux de notre souvenir,
Où nos amours d'antan flottent comme des ombres...
Peut-être eût-il fallu bien mieux les soutenir.
L'herbe folle envahit le jardin des tendresses
Où j'avais su cueillir les fruits de ta candeur,
Et l'usure du temps efface les caresses
Aux multiples parfums poivrés de nos ivresses,
Ecrites par mes mains au sein de ta pudeur.
Par Pierre Carré
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Mardi 3 novembre 2009
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2009
19:49
Il m’arrive souvent, lorsque descend le soir
D’observer dans le ciel un nuage qui passe
Et qui, vers l’horizon, lentement se déplace
Pour disparaître au loin, comme un grand bateau noir.
Je regarde voguer ces vaisseaux d’un autre âge,
Admirables trois-mâts toutes voiles dehors,
Qui naviguent grand vent sans connaître naufrage.
Il me plaît à penser qu’ils ont pour équipage
Tous ceux que j'aimais tant, mais à présent sont morts.
Par Pierre Carré
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Publié dans : Muzain
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Mardi 20 octobre 2009
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2009
18:14
Au ventre de la nuit des perles en lumières
Eclaboussent d'ennui son rêve inassouvi,
En roulant son passé de roches coutumières,
Elle suit le sentier que Sisyphe a gravi.
Les doigts lourds de Morphée écrasent ses paupières
Mais elle lutte encor contre le temps ravi;
Par son âme elle veut faire parler les pierres
et dans les eaux du Styx jeter son peccavi.
Les ténèbres du soir réveillent ses souffrances,
Mais son coeur reste fort et malgré ses errances
De la peine d'un autre elle sait s'affliger.
Son corps a la beauté des vestales antiques,
Seul Phidias, dans le marbre, aurait su le figer
Et Salomon, pour elle, eût écrit des Cantiques.
Ce sonnet m'a été inspiré par une réalisation intitulée " Scintillements de nuit " de Liza Peninon.
Par Pierre Carré
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Publié dans : sonnets
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